MUNICIPALITÉ DE BEAULAC-GARTHBY
Hôtel de ville complété
Jean-Denis Grimard
Article paru dans le journal "Le Cantonnier" (www.lecantonnier.com)
Les citoyens de Beaulac-Garthby possèdent maintenant leur hôtel de ville fonctionnel depuis son occupation datant du mois d’octobre dernier. On se rappellera que l’administration municipale, contrainte par le locateur des lieux qu’elle occupait a dû se relocaliser temporairement dans la bâtisse des loisirs, le temps de trouver une alternative qui a consisté en l’achat en juin 2007 d’une propriété résidentielle sise à l’entrée nord de la municipalité, sur la route 112.
Des travaux de réaménagement furent exécutés à l’intérieur de la maison de telle sorte que maintenant, l’administration dispose d’un grand local à l’entrée, tandis que le maire ainsi que l’inspecteur responsable de la voirie bénéficient chacun d’un bureau fermé. Une grande salle de réunion publique fut en outre aménagée dans ce qui était le garage et les installations sanitaires conformes aux prescriptions gouvernementales furent à la fois réalisées et relocalisées. Une salle de travail se retrouve au sous-sol ainsi qu’un espace pour fin d’archivage et deux autres locaux pour besoins futurs. Le vaste terrain permettra d’aménager une aire de stationnement à l’avant de l’édifice ainsi que l’installation d’une enseigne identifiant le site. Le coût global du projet s’élève à environ 300 000$ dont une centaine pour la transformation.
Dossiers
L’année 2008 aura son lot de projets et de préoccupations. Le maire de la municipalité, M. Jean Binette, indique que trois dossiers sont dans les cartons des élus. Tout d’abord, ils devront régler la question de la présence croissante de l’entreprise Toxico-Gîtes jugée envahissante et insécurisante par des citoyens. Une pétition comptant 134 signataires demandait, l’automne dernier, aux élus d’imposer un « moratoire quant au développement des centres d’accueil ou toute infrastructures qui feraient accroître le nombre de bénéficiaires de l’entreprise Toxico-Gîtes sur le territoire de Beaulac-Garthby ». Il faut se rappeler que, il y a quelques années, une première résistance traduisant une inquiétude s’était manifestée dès l’annonce de la venue du programme Toxico-Gîtes sur le territoire. Il semble que le jeu soit devenu très serré puisque des mises en demeure ont été expédiées à plusieurs personnes en poste de responsabilité.
Le maire a révélé au Cantonnier qu’un règlement limitant à deux le nombre de centre existe déjà. Par ailleurs, les élus ont confié à un homme de loi le mandat d’explorer toutes les facettes légales de cette question ainsi que les pouvoirs dont dispose une corporation municipale.
La corporation de Beaulac-Garthby se prépare également à réaliser l’installation d’un brise-lames dès ce printemps à la marina. Selon le maire, le coût estimé de l’ouvrage d’une longueur approximative de 65 mètres sera de l’ordre d’une trentaine de milliers de dollars et devrait favoriser le développement de la marina grâce à la qualité de l’amarrage que les plaisanciers y trouveront..
Enfin, le maire aimerait bien régler la question, qu’il juge plus compliquée qu’estimée au départ, de la restauration sur le même site. On ira vraisemblablement en recherche d’un concessionnaire, peut-être sur le même modèle qu’à la marina de Disraeli qui, incidemment, est en recherche d’un nouvel exploitant suite au retrait du couple Beauregard-Boutin en poste depuis quatre années.