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Bulletin de la ruralité (Famille à Lucette Brochu et Gerry Cannon)

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Bulletin de la ruralité

DESCRIPTION SUR LE PARCOURS DE VIE

 

Nous vous invitons à ouvrir le fichier ci-joint afin de faire connaissance avec la famille de Lucette Brochu

et de Gerry Cannon.  Ces citoyens de Beaulac-Garthby témoignent de leurs motivations

à vivre en milieu rural.

 

DESCRIPTION SUR LE PARCOURS DE VIE

  • Je suis née à Beaulac- Garthby, cadette d'une famille de 6 enfants avec 4 frères et 1 sœur, j'ai eu la chance d'être élevée sur la ferme défrichée par mon grand-père paternel à proximité du lac Aylmer. J'ai appris très jeune à travailler fort et à retirer du travail bien fait beaucoup de plaisir, de satisfaction et de fierté.....
  • Très tôt mes parents nous ont appris à collaborer aux travaux de la ferme, à la mesure de nos capacités respectives:
  • o au printemps: ramasser l'eau d'érable, nourrir les veaux, ramasser la roche.
  • o au cours de l'été: sarcler le jardin, cueillir les petits fruits, faire les foins; le soir venu, nous sautions dans le lac pour nous rafraîchir avant notre souper.
  • o au cours de l'automne: corder le bois de poêle, traire les vaches, nourrir les chevaux.
  • o au cours de l'hiver: nettoyer la cours, faire le ménage de la maison, cuisiner avec maman.
  • Mon cheminement personnel a beaucoup été influencé par l'attitude transmise de mes parents. Ils ont été pour tous leurs enfants des modèles: des personnes travaillantes, persévérantes et impliqués dans leur communauté.
  • Mon père, par son jugement rationnel fût un homme de bon conseil et respecté; ma mère, par sa nature chaleureuse, savait accueillir les visiteurs qui frappaient à sa porte, la nourriture abondante et variée qu'elle servait à sa famille avait le don de s'étirer lorsque la visite se pointait inopinément...
  • Une caractéristique personnelle qui s'est développée au cours de ma jeune enfance est sans contredit, le désir constant d'apprendre. Pour mes parents l'instruction était prioritaire, ils ont supportés tous leurs enfants, parfois avec beaucoup de sacrifices et d'abnégation dans leurs choix tout en les aidant à y voir clair.
  • La vie à la campagne m'a aidé à développer l'autonomie, la persévérance et la débrouillardise, avec sans doute un peu d'aide de mes frères......
  • Mes études primaires ont été suivies à l'école du village, tenue par les Sœurs du Saint Nom de Jésus et de Marie.
  • Mes études secondaires ont été partagées entre l'École de Saint Gérard, l'École Sainte Luce de Disraëli et l'École Albert Carrier de Thetford-Mines.
  • Mes études collégiales en Technologie de laboratoire médicale ont été suivies au CEGEP de Sherbrooke.
  • Par la suite, lors de mon embauche au CHUS au laboratoire de biochimie clinique, je m'établie à Sherbrooke. Là j'ai occupé différents postes qui m'amenèrent à accepter de plus en plus de responsabilités. Évidemment le statut de la femme étant ce qu'il était à cette époque les postes de responsabilités étant majoritairement détenus par des hommes, j'ai dû démontrer avec beaucoup de persévérance, mes habiletés et capacités à occuper un tel poste. Ces différentes responsabilités m'ont amenée à donner de la formation aux nouveaux employés de mon secteur, à faire de la gestion budgétaire, du contrôle de la qualité et de la communication, tout en continuant à suivre par les soirs des cours reliés à mon travail.
  • À la fusion des hôpitaux de Sherbrooke je suis devenue chef de service des laboratoires de biochimie et d'hématologie du CHUS; j'y suis demeurée jusqu'à ma retraite, près de 37 ans plus tard....
  • Parallèlement à ma carrière professionnelle, ma vie personnelle fût bien remplie:
  • o Mariée en 1977, mon mari, dessinateur en textile et originaire de l'Angleterre, a émigré au Canada en 1974 pour trouver un travail plus stable et mieux rémunéré.
  • o Nous avons 2 fils, de 30 et 27 ans et grands-parents d'une petite-fille de 1 an; le premier de nos fils est Pompier pour la ville de Sherbrooke et le second est Enseignant à la CQSB.
  • o Je suis très fière de ma famille et elle fait ma joie et mon bonheur! Mes enfants ont connu leurs grand- parents et nos visites à la maison paternelle étaient pour eux un vrai bonheur!
  • o Ils pouvaient goûter à la liberté, se rapprocher de la nature, vivre des expériences que la vie de la ville ne leur permettait pas....
  • o En 1993 nous avons décidé de construire un chalet afin de bénéficier du lac Aylmer sans accaparer la maison paternelle, habitée par nos parents vieillissants. Ce fût la meilleure décision pour nous quatre. Dès les débuts nous avons identifié notre désir d'y habiter à notre retraite lorsque le temps sera venu.
  • Lorsqu'est venu le temps pour mon père de prendre sa retraite à l'âge de 74 ans!! La famille s'est réuni et décida de former une compagnie afin d'acquérir la terre ensemble. Les principaux motifs étaient de permettre à nos parents de vivre leur retraite dans leur milieu de vie en laissant à leur disposition la maison familiale ainsi que les terres. Tout comme moi et mon conjoint, plusieurs des 6 enfants, à ce moment, rêvaient de revenir à la terre. Cette terre est pour nous un bien familial très précieux que nous désirons conserver et exploiter. L'exploitation se continue à ce jour grâce à l'implication de mes frères.
  • Boisé Longue pointe inc. a vu le jour à ce moment.

 

 

RAISONS DE S'ÉTABLIR EN MILIEU RURAL

 

   

  • Le choix a été fait en tenant compte que la ferme paternelle a été acquise en mettant en place une compagnie ce qui nous permet de la maintenir tout en demeurant sur notre propriété respective.
  • Le retour vers la nature et la possibilité d'y vivre en harmonie.
  • Le rythme de vie moins rapide et moins stressant.
  • La possibilité de demeurer actif sur la ferme soit en y effectuant les travaux nécessaires ou par les sports de plein air que cette situation nous permet. (jardin, érablière, forêt, lac etc ...)
  • Le coût de vie plus modeste,
  • La proximité du lac Aylmer, la beauté des paysages.
  • La proximité relative des villes (0.5 heure de Thetford- Mines, 1heure de Sherbrooke, 0.75 heure de Victoriaville, 1.5 heure de Québec).

  

 

MOTIFS QUI ONT DÉTERMINÉ LE LIEU DE RÉSIDENCE

 

  • La possibilité de vivre sur la ferme de notre enfance, le retour aux sources pour nous a facilité notre prise de décision. Ce milieu de vie nous étant familier l'adaptation quoique présente nous a sûrement été facilitée.
  • La volonté de conserver la terre paternelle et de la faire fructifier pour les générations à venir afin de perpétuer le legs familial.
  • Le choix a été fait de demeurer à la campagne à cause de la proximité de la famille, à cause des activités reliées à l'exploitation tout en maintenant un niveau d'activité physique et mentale.
  • La possibilité de continuer à pratiquer les sports de golf et de curling; par ces sports nous avons développer un réseau d'amis très intéressant.

 

 CE QUI EST PARTICULIÈREMENT AIMÉ DU MILIEU DE VIE

COUPS DE CŒUR ET SURPRISES

  • Présence de la nature à notre porte...
  • Nous pouvons être à la fois près et à la fois loin de l'action publique, selon notre désir respectif d'implication.
  • Nous avons les services municipaux de base: maintien des chemins par la municipalité, vidanges et récupération, pompiers municipaux, accessibilité à la poste, soins de santé sont relativement accessibles, accessibilité aux activités municipales. La sécurité policière est par contre trop discrète....

 

  • Coups de cœur:

 

  • o Dynamisme des bénévoles, dédiés à faire fonctionner leur organisme, plusieurs activités, événements organisés et maintenus depuis plusieurs années.

 

  • o Accueil chaleureux qui nous a été fait au Club de golf et curling de Thetford.

 

  • Surprises:
  • o intolérance de certaines personnes face à toutce qui est nouveau: bruit, nouveau projet.
  • o manque de coordination et de lien entre les organismes bénévoles, organismes cloisonnés qui se disputent une poignée de bénévoles.... Je m'attendais à sentir davantage la communauté.....
  • o une rivalité politique malsaine qui perdure année après année, leaders négatifs qui empoisonnent la vie de la communauté en manipulant l'opinion publique et détruisant tout projet pouvant être mis de l'avant pour améliorer la situation économique de la municipalité.
  • o climat de méfiance vis-à-vis les «étrangers et/ou visiteurs...» qui attribut une étiquette à toute personne qui ose donner une opinion contraire à la majorité.
  • o L'accueil des nouveaux arrivants est moyen, oui il y a un comité des nouveaux arrivants qui donne des informations sur la communauté mais après .... Laisser à eux- mêmes, les nouveaux se sentent «étrangers» ne se sentent pas dans la communauté pour plusieurs années parce qu'ils ne sont pas de la place.....ils sont réputés être incapables de comprendre le milieu... et pourtant leur expérience et connaissances pourraient être mises à contribution pour le bien de la communauté.

 

POUR DEMEURER UN LIEU DE VIE ATTRACTIF ET RELEVER LE DÉFI DÉMOGRAPHIQUE

 

  • Le milieu doit demeurer actif et attrayant ou il fait bon vivre. La région doit demeurer attentive aux besoins des nouveaux arrivants.... (ou des anciens qui y reviennent...) Il est très facile pour eux de retourner chercher les services dans les villes d'où ils viennent, s'ils ne les trouvent pas ici ou si l'accueil est déficient. En s'informant de leurs attentes et en faisant évoluer les services actuels nous risquons qu'ils y demeurent plus longtemps et consommerons ici...
  • La région doit d'abord maintenir les services de base et les rendre accessibles: soins de santé, médecin de famille, maintien de la forme physique, sports, écoles, lieux de rencontre accueillants et ouverts à tous. Ces services ne peuvent être maintenus au niveau des municipalités seulement....
  • La majorité des payeurs de taxes habitent la campagne, ou sont riverains autour du lac de plus en plus de personne habitent leur résidence estivales de façon permanente à leur retraite, le danger qui guette le village est d'ignorer ou de négliger cette population qui en bout de ligne sera leur survie.
  • o Élargir les services autres à la région..... (loisirs, soins de santé, maintien de la forme physique, sports....) Éliminer les barrières entre municipalités en favorisant une vision régionale.
  • o Abolir la petite politique, la vision locale, qui divise les villages, et qui empêche une vision élargie sur la situation économique politiques régionales pour la famille, facilité l'établissement des jeunes familles en milieu rural
  • o Laissons au municipal la gestion des services pour lesquels ils ont été élus.... Nos élus municipaux, semblent dépassés parfois par les attentes de la population;

 

  • Faire revivre le milieu agricole, trop de fermes abandonnées qui pourraient devenir un milieu de vie intéressant pour de jeunes familles, à la condition d'obtenir du milieu un certain support.
  • L'implication des femmes est encore pas mal effacée, nous aurions intérêt à les solliciter, la politique municipale telle que vécue actuellement ne les intéresse pas...


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Imprimé le 18 mai 2012
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Dernière mise à jour : Vendredi 18 mai 2012